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Niveau II

communication

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Laétitia Belanger, Icart 2

XavierLaetitia, bonjour ! Alors, parle-moi un peu de toi avant d’intégrer l’Icart ?
Laetitia – Au lycée, j’étais une sportive douée pour les mathématiques ! Mais j’avais des envies et des projets tout autres. Je suis parti à Rennes pour étudier l’Histoire, revenue à Bordeaux, puis j’ai commencé des études d’Histoire de l’Art. Je me suis engagée parallèlement dans l’associatif comme organisatrice de voyages culturels, puis je suis devenue « présidente ». En Master 1 spécialisé en patrimoine, j’ai commencé un mémoire sur le patrimoine immatériel… qui reste à ce jour inachevé. Car tout comme j’ai arrêté les mathématiques, j’ai arrêté la fac ! Alors, fleuriste ou pas fleuriste ? Telle était ma question.

X.Les fleurs ?
L. – En effet, mais principalement pendant mes temps libres. C’est reposant.

X.Certes, c’est bien possible… Sinon, pourquoi l’Icart ?
L. – Le choix d’entrer à l’Icart est une suite logique, un complément à ma formation universitaire, un prolongement dans mon parcours que je qualifie depuis de professionnel. Lorsqu’on me demandait quelles études je faisais, « on » me répondait souvent : « l’important c’est que ça te plaise ». Certes ! Mais toujours avec un regard condescendant. De ces doutes sont nées quelques convictions. Je me sentais complètement coupée du milieu professionnel et de ses réalités. J’avais besoin de concret. J’avais envie de rencontres. Pourquoi l’Icart ? Parce que ! Pour agir et réagir, pour partager ma passion, pour la comprendre et la vivre au quotidien. Pour allez de l’avant, pour être au cœur de la culture et du milieu professionnel qui la fait vivre ou revivre, pour être formée et informée, acquérir des compétences. Pour commencer à concrétiser mes projets.

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X. Pour le moment tu travailles au Frac-Aquitaine Collection. En quoi consiste ton stage ?
L. – Mon stage consiste à participer à un travail d’équipe. Je travaille plus précisément auprès de la chargée de la collection. Rédaction de dossiers de prêt et de dépôt d’œuvres, emballage des œuvres, constats d’état… Je participe à la préparation de la mise en ligne de la collection qui va permettre de faire connaître les œuvres qui constituent la collection par un outil de diffusion fonctionnel et accessible. J’ai également participé à l’accueil d’enfants dans le cadre d’un atelier pédagogique autour d’une exposition. Au Frac-Aquitaine : gestion de fond documentaire, organisation de visites pour les scolaires, gestion de budget, actualisation du site Internet, montage et démontage d’expositions, régie technique des œuvres, conservation, restauration, accueil des artistes, accueil du public, communication, préparation de vernissages… J’apprends énormément, alors autant te dire que je ne m’ennuie pas ! Être en stage au Frac est aussi pour moi une immersion dans l’art contemporain ; c’est être confrontée aux problématiques qu’il soulève.

X. – Tu dois te spécialiser l’année prochaine. Une idée ?
L. – Je ne pense pas que le commerce de l’art et l’action culturelle doivent se penser séparément, au contraire. Le rôle des « acteurs du marché de l’art » s’étend bien au-delà de l’aspect purement économique. Marché de l’art ou action culturelle… ? Cette spécialisation ne sera pas pour moi un choix radical ou définitif.

X.Maintenant, ton regard sur la culture. A-t-il évolué depuis ton arrivée à l’Icart ?
L. – Avant d’entrer à l’Icart, j’avais une idée trop passéiste et sacralisée de la culture. Elle était pour moi encore synonyme de grands mots qui impressionnent, comme « Savoir », « Civilisation », « Histoire », « Patrimoine ». Grâce aux cours et au stage, aux partages, aux rencontres, ma vision s’est élargie, désenclavée. La culture s’ancre dans le passé et s’inscrit dans un présent avec lequel elle interagit. Elle se vit au quotidien, elle nous entoure. Elle est un enjeu pour l’avenir, elle le dessine. La culture c’est aussi une question de savoir faire et de faire savoir, de pertinence et de dynamisme. Si la culture est source de plaisir, elle est aussi et surtout porteuse de valeur, elle enrichit, elle dit tout haut ce que l’on entend souvent trop bas, la culture c’est un aussi un parti pris. Elle crée des liens, elle crée des émotions, elle crée des perspectives nouvelles. Nous parlons de culture une fois que l’art est connu et reconnu. Pour moi, il n’y a pas de culture sans création et pas de création sans artistes. La culture c’est peut-être des idées portées par des idéaux ou peut être l’inverse. En tout cas, la culture se transmet, elle se partage. Et comme nous tous, elle évolue.
Pour en savoir plus : http://www.frac-aquitaine.net/