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Niveau II

exposition

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Un enseignant, un auteur : Cécile Croce

L’art sous le regard de la psychanalyse

A la fin du XIXème siècle, l’art symboliste pictural mettrait en œuvres le même objet que la psychanalyse, au même moment, élabore en théories : le psychisme et ses procès. Sous « les somptueuses simarres des analogies extérieures », l’Idée dont parle Jean Moréas serait en fait la psyché et les œuvres nous conteraient les ressorts de la séduction, de l’amour, de l’angoisse, de la pulsion de savoir, du deuil, ou feraient le jeu, pour le regard du spectateur, de la perversion, du refoulement, de la sublimation même. C’est pourquoi, sans doute, elles prennent tant de libertés avec les représentations des mythes, des thèmes traditionnels, religieux ou légendaires. Alors, certains tableaux de Moreau, von Stuck, Böcklin, Munch, Knopff, Schwabe, Redon, Rops, Klimt, pour peu qu’on s’y arrête et que l’on y revienne, sauraient enrichir la psychanalyse. L’art symboliste nous tend le miroir, obscur, de notre âme. D’apparence si figuratif, il sait aussi explorer le corps de l’œuvre, le geste de l’artiste, les données plastiques et, bientôt, ouvrira à d’autres mouvements picturaux. En cela, il apparait également un moment clef de l’histoire de l’art.

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Cette étude se situe à la croisée des approches philosophique, psychanalytique, esthétique, toujours attentive à l’analyse plastique des œuvres. Il ne s’agit pas de psychanalyse appliquée à l’art mais au contraire de regards respectueux de l’œuvre et de sa fécondité, en direction du spectateur,  selon une esthétique psychanalytique.


Psychanalyse de l’art symboliste pictural
L’art, une erosgraphie
L’Or d’Atalante, Champ Vallon, 2004