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Niveau II

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Marc Bertin

Dans le cadre des « Rencontre avec », l’ICART a accueilli dernièrement, Marc Bertin, rédacteur en chef du magazine culturel SPIR!T. Pour tous les Bordelais amoureux du spectacle vivant et de la création artistique contemporaine, ce mensuel gratuit est devenu, en l’espace de quelques années, une référence. Comment est né ce titre ? Quelle est sa ligne éditoriale ? Qui sont ses lecteurs ?
En quoi consiste, au quotidien, la tâche d’un rédacteur en chef ? Avec beaucoup d’humour et de bonne humeur, Marc Bertin s’est prêté au jeu des questions-réponses…
D’abord Marc Bertin a brièvement évoqué son parcours. Diplômé de l’IUT de journalisme de Bordeaux, il a pigé pour diverses revues et travaillé à la radio avant de prendre part, dès 2004, à l’aventure SPIR!T. « L’idée était de développer un gratuit qui ait du sens, c’est-à-dire qui soit beau, bien pensé, pertinent, parfois même subversif ! Il manquait à Bordeaux un « City mag » qui traite de l’actualité culturelle de la ville mais aussi d’autres aspects de la culture, de l’art de la table à la mode, de l’architecture au design. »

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Aujourd’hui, SPIR!T est diffusé à 28 000 exemplaires, gratuitement, sur Bordeaux et la CUB, mais également sur les principales agglomérations girondines (Arcachon, Libourne, Langon et Lesparre) avec 450 points de distribution. Quelle est sa cible ? « Je sais à qui on s’adresse et à qui on ne s’adresse pas » a expliqué Marc Bertin. « Les 15-25 ans sont un lectorat qui nous échappe. La majorité de nos lecteurs a plus de 40 ans et des modes de consommation culturelles identifiables. Beaucoup sont enseignants et fréquentent assidument des lieux tels qu’Utopia ou le TnBA! »
Musique, danse, théâtre, arts plastiques, festivals, performances… Chaque mois, SPIR!T prends un pouls subjectif de l’activité culturelle dans la métropole bordelaise. « À côté des spectacles incontournables et autres valeurs sûres, nous soutenons des initiatives fragiles. C’est notre ligne éditoriale. Dans le domaine de la culture, on ne peut pas être tiède. »

Au quotidien, sa tâche consiste à « encadrer» son équipe et à « fabriquer » le journal : suivi du numéro en cours d’élaboration, préparation des éditions futures… « La plupart des sujets sont définis en conférence de rédaction. C’est un temps fort qui réunit l’ensemble des rédacteurs et chefs de rubrique. Je prends en note toutes les suggestions, fait une sélection, puis, avec les journalistes concernés, je réfléchis au choix d’un angle pertinent et à la façon de traiter l’article (sous forme d’interview ou de portrait ?). »
Une vingtaine de rédacteurs collaborent régulièrement. « J’essaie de faire en sorte qu’ils soient les meilleurs. Mon rôle consiste à optimiser les compétences et le talent de chacun. »
Exigence et rigueur sont les qualités premières d’un journaliste. Celles d’un rédacteur en chef relèvent plus de la capacité d’écoute et d’encadrement.

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